« C’est au tout début du XIIIème siècle, que fut fondée, en pleine forêt, sur les terres du domaine ducal, la léproserie de la Magdelaine, pour y recevoir les malades de la contrée. »
Une maladrerie fut construite et confiée à des moines de l’Abbaye de Blanche de Couronne, puis la chapelle et le prieuré.
Son nom : la Magdelaine d’Iff.
C’était une communauté très pauvre.
Ils ne possédaient que quelques arpents de terre, un bois de futaies, mais surtout bénéficiaient de privilèges spéciaux en forêt.
Notre seul témoin : la chapelle.
« Modeste et cachée dans sa forêt, elle n’a point attiré sur elle l’attention des archéologues et des artistes ; pourtant comme nos célèbres cathédrales, dont elle est contemporaine, elle a vu les règnes glorieux de Philippe-Auguste et de Saint-Louis ; comme elles, mais plus humblement, elle porte dans ces murs bien pauvres quelques souvenirs précieux de ce beau XIIIème siècle.
Construite sans prétention pour assurer le culte d’une léproserie dans la dernière année du XIIème siècle, elle témoigne du changement qui s’opère dans la manière de construire les édifices religieux à cette époque.
L’arc en plein cintre cède peu à peu la place à l’arc brisé. »
Signalons dans le sanctuaire, une vénérable statue de pierre haute de 1,10 mètre, c’est celle de Notre Dame de Grâce. Elle date du XIVème siècle.